Le Jordans Farm Partnership

Chez Jordans, le souci de la nature est ce qui nous anime avant tout (en plus de produire pour vous du granola exceptionnel, bien sûr)

Qu’est-ce que le Jordans Farm Partnership?

Nous insistons pour que chacun de nos producteurs d’avoine britanniques ait un profond respect de la nature. Davantage d’effraies des clochers, plus de lièvres, plus de chauve-souris, plus de papillons? Oui. Assurément. Mais il ne s’agit pas ici d’en apercevoir quelques-uns lors d’un week-end au chalet. La nature, au Royaume-Uni, est en péril. Selon le plus récent Rapport sur l’état de la nature de la Fiducie pour la faune, une espèce indigène sur sept fait face à l’extinction au Royaume-Uni. Certaines espèces familières sur nos fermes sont particulièrement menacées, comme les espèces aviaires des milieux agricoles qui déclinent plus rapidement que celles de n’importe quel autre habitat.

On peut remédier à cette situation, cependant. En partenariat avec nos 31 producteurs britanniques d’avoine, la Fiducie pour la faune et LEAF (Linking Environment And Farming) nous avons protégé pas moins de 4 060 hectares de terres au profit de la faune au cours des cinq dernières années. Nous avons donné un nom à cette collaboration unique : le Jordans Farm Partnership. ou, si l’on veut, le Partenariat agricole Jordans.

Dans le cadre de ce partenariat, tous nos producteurs d’avoine sont suivis par un conseiller de la fiducie pour la faune locale qui s’assure qu’au moins 10 % de leurs terres sont réservés à la faune, mais de façon diversifiée (la moyenne actuelle est de 17 %). En fait, il se peut qu’une partie de la terre soit gérée de façon à ce que des oiseaux nicheurs en fassent leur habitat, ou qu’une prairie soit destinée aux coccinelles. Chaque ferme est différente, et tous les producteurs doivent consacrer beaucoup de temps à l’entretien de ces différents habitats fauniques qui leur demandent parfois plus d’efforts que la culture de l’avoine! Heureusement, le conseiller de la Fiducie est toujours là pour les aider à y parvenir. Pour en savoir davantage sur la réussite de ce projet, rendez-vous sur wildlifetrusts.org/jordans-farm-partnership.

Par ailleurs, toutes nos fermes sont certifiées LEAF, ce qui nous assure que l’avoine y pousse de la façon la plus durable possible. Ce qui signifie qu’une attention particulière est portée à la santé du sol, au carbone et à l’eau, de façon à minimiser toute intrusion néfaste. Nous sommes constamment à la recherche de nouvelles façons de réduire notre impact, par exemple en faisant des essais auprès de différents producteurs afin de minimiser toute intrusion pouvant avoir des conséquences sur la façon dont notre avoine se développe, et nous faisons appel à des pratiques agricoles régénératrices, telles des couvertures de cultures, pour augmenter la productivité. Vous pouvez en apprendre davantage au sujet de LEAF sur leafuk.org.

Mais ce n’est pas tout! Nous nous préoccupons de l’environnement, mais nous n’oublions pas de protéger les gens qui en assurent la protection. C’est pourquoi nous appuyons The Prince’s Countryside Fund [PCF] (Fonds Countryside du Prince Philip) depuis sa création en 2010. Ce fonds a pour but de soutenir le financement de réseaux de producteurs, de magasins et de pubs communautaires, et aussi d’aider des jeunes à obtenir une formation agricole professionnelle et d’accroître leur résilience.

Voilà donc le Jordans Farm Partnership! Nous en sommes très fiers. En travaillant main dans la main avec des producteurs et partenaires allumés, nous sommes en mesure non seulement de produire du granola de grande qualité, mais également d’aider à protéger la nature. Car, plus que jamais, Dame Nature a un urgent besoin de nous.


Réduire l’impact kilométrique

Nous adorons tout ce qui est local. Plus de la moitié des producteurs d’avoine enrôlés dans le Jordans Farm Partnership habitent dans un rayon de 80 kilomètres de notre boulangerie de Biggleswade. D’autre part, quand nous devons utiliser des ingrédients venus de l’étranger, nous privilégions la livraison par bateau afin de minimiser l’impact écologique du transport.


Soutenir les producteurs de demain

Le Jordans Farm Partnership est un projet ancré dans le quotidien, mais il s’intéresse également à l’avenir. Nous avons travaillé de concert avec le Prince’s Countryside Fund en vue de mettre sur pied, en 2019, une Bourse d’études en agriculture durable. Ce système de bourses permet actuellement à 11 étudiants talentueux à la University of Reading et à la Royal Agricultural University d’acquérir de l’expérience en agriculture durable qui les aidera à devenir les producteurs écologiques de demain. De plus, nous leur servons de mentor, nous les aidons à écrire des CV exemplaires, nous suivons les activités des anciens élèves, et quoi encore!


De concert avec les Fiducies pour la faune

Nous travaillons de pair avec des fiducies pour la faune dans le cadre de notre collaboration avec les producteurs d’avoine britanniques, les fiducies pour la faune, LEAF et le Prince’s Countryside Fund. Ainsi, nous sommes assurés que non seulement notre avoine pousse de façon durable, mais que la faune en bénéficie également. Notre trentaine de producteurs d’avoine britanniques consacre au moins 10 % de la superficie de ses champs à des réserves d’espèces sauvages (actuellement, la moyenne est autour de 17 %). Un conseiller de la fiducie locale pour la faune crée ensuite pour ces producteurs un plan sur mesure afin de s’assurer que la parcelle de terre consacrée à cette fin convient parfaitement à la faune bien particulière qui se trouve sur la ferme.


Nos producteurs

« Cela dit, mon bol de céréales Jordans est-il vraiment si écologique », nous direz-vous. Eh bien oui, nous nous en assurons et nous vous l’assurons. Nous avons d’ailleurs quelques amis pour nous y aider. Tout d’abord, nous pouvons compter sur des producteurs allumés comme Guy.



Guy Tucker

Ferme Greenhil, dans le Hertfordshire, au nord de Londres

L’importance de redonner
Fermier de troisième génération, Guy n’était pas satisfait de la façon dont était gérée la ferme ancestrale. Il croyait à la nécessité de redonner qeulque chose à la ferme qui avait fait vivre sa famille pendant des décennies. En 2003, il a donc commencé à cultiver d’une façon plus respectueuse de la faune. Il a commencé à établir des lisières d’herbes autour de ses champs, à restaurer des haies, à introduire des cultures qui aident à nourrir les oiseaux sauvages, à semer du pollen et des parcelles riches en nectar, tout cela aidant à créer des espaces de vie pour la faune. Résultat? Guy a vu la faune revenir bientôt sur ses terres. Il se considère maintenant comme un homme gratifié et plus heureux grâce à sa nouvelle façon de cultiver.

Tout naturellement, Guy est ensuite devenu producteur d’avoine pour Jordans. Cette décision l’incita à en faire encore plus pour la faune et à assouvir encore davantage sa passion pour la nature. Celle-ci le lui a bien rendu. À la suite d’une enquête sur les oiseaux de milieux agricoles, il fut ravi d’apprendre que l’hiver précédent ses champs accueillirent la plus grande volée de linottes et de pinsons du nord dans l’histoire du Hertfordshire!



Stephen Honeywood

Ferme Halls, dans le Suffolk, en Angleterre

« La campagne est tout pour moi. Au-delà des récoltes, il y a donc la nécessité absolue d’améliorer l’environnement pour les générations futures. »

Comme la nature l’entend
Stephen est un producteur qui aime avec passion la campagne où il vit, et il croit fermement qu’il faut l’améliorer pour les futures générations. C’est pourquoi il a choisi de gérer la Ferme Halls de façon à donner à la nature l’espace nécessaire pour tracer son propre chemin. Stephen laisse les haies prendre de l’expansion, et déborder même, afin de créer un merveilleux et vaste habitat broussailleux. Il sème également sur de larges parcelles de sa terre des cultures de couverture qui bénéficient aux oiseaux sauvages. Il ne se préoccupe pas du fait que ses champs fassent un peu désordre. Son approche a permis d’agrandir l’habitat et d’augmenter la nourriture de la faune sur sa ferme.

Ajoutons que Stephen consacre du temps précieux à l’installation de nichoirs pour les effraies des clochers. Il accueille également des visiteurs et des groupes afin de leur expliquer son style de gestion agricole ou pour réaliser des enquêtes sur la faune. Enfin, il gère aussi la ferme Little Haugh, adjacente à sa terre, où de gracieux tabacs d’Espagne, une espèce de papillon préoccupante, s’épanouissent dans les bois. Grâce à sa façon de gérer l’habitat, ce papillon colonise maintenant la ferme de Stephen, la ferme Halls. En se propageant, la population de tabacs d’Espagne croîtra et deviendra moins vulnérable.



Nick Rowsell

Ferm Manor, Hampshire, Angleterre

« Lorsque je me promène dans mes champs, que je regarde autour de moi et que tout est si merveilleux, vient un moment où je me surprends à penser combien je suis chanceux. Et encore plus lorsque les hirondelles arrivent, l’été venu. »

Un réseau d’habitats
Nick, un producteur de troisième génération dans le nord-ouest du Hampshire, sème de l’avoine depuis de nombreuses années pour Jordans sur la ferme familiale.

Cette ferme est nichée au cœur de collines crayeuses vallonnées. Ces terres sont parmi les plus menacées du Royaume-Uni, car de vastes étendues ont disparu au profit d’une production agricole intensive au cours du siècle dernier. Dans le cadre du Jordans Farm Partnership qui prône une agriculture respectueuse de la faune, Nick a choisi d’agir et de contribuer à renverser la vapeur. Il a donc recréé cet habitat essentiel sur ses terres en vue d’en faire bénéficier les plantes spécialisées et les animaux qui en dépendent.

Alison, la conseillère de la Fiducie auprès de Nick, l’a aidé à gérer ses terres de façon à procurer des réserves de nourriture, des abris et des lieux de reproduction pour les loirs et les oiseaux rares comme les alouettes et les mésanges, un type de faune très important dans le paysage local et à l’échelle paysagère. Sur sa ferme, un réseau de boisés, de haies, de larges lisières des champs et de prairies calcaires restaurées profitent également aux fleurs arables rares et à la perdrix grise.

Les insectes sont essentiels à la santé d’une ferme. Trois récoltes sur quatre en ont en effet besoin pour leur pollinisation. Au fil des ans, Nick a perfectionné des mélanges de fleurs riches en nectar et de graines d’oiseau qu’il fait pousser avec autant de soin que l’avoine qu’il produit pour nos céréales. Cela veut dire que sa ferme héberge une grande variété d’insectes, y inclut des papillons comme le tabac d’Espagne et des abeilles minières. Les petits mammifères bénéficient également de ses prairies et des lisières de ses champs, et celles-ci fournissent à leur tour de la nourriture aux effraies des clochers et aux crécerelles. Ces oiseaux de proie utilisent par ailleurs les nichoirs qui ont été disposés dans les arbres et sur les bâtiments agricoles.

Ce n’est pas tout. Nick s’est aussi engagé à veiller à la qualité du sol de ses champs. Car il croit que pour qu’une exploitation agricole soit profitable, le sol doit être en santé, bien structuré, florissant, plein d’insectes et de coccinelles. Occasionnellement, dans des cas où un champ serait laissé à nu, des récoltes spéciales, appelées récoltes de couverture, sont cultivées, empêchant ainsi que le champ s'érode. Leurs racines profondes aident à assouplir des sols compacts et à entretenir des champignons terricoles qui fournissent des nutriments essentiels aux récoltes.

La ferme de Nick, la seconde ferme JFP, et une autre qu’il gère également, se trouvent entre le Hampshire et le Boisé Faccombe de la Fiducie pour la faune de l’Île de Wright,et le Paysage en évolution de Kingsclere Downs. Dans ce secteur, la fiducie pour la faune compte créer des espaces sauvages conjoints plus nombreux et mieux gérés afin d’aider la nature à récupérer. Nick joue un rôle vital dans ce projet.



Graham Birch

Ferme Hedge End

« Lorsque je me lève le matin pour aller sur mes terres et que je vois la faune et les récoltes qui poussent, je me sens le cœur très, très léger. »

Tout est dans la biodiversité
Graham Birch gère la ferme Hedge End. C’est un passionné de conservation et d’agriculture durable. Il travaille étroitement avec des fiducies locales pour la faune dans le cadre du Jordans Farm Partnership pour que sa ferme soit écologique et aide à la récupération des espèces sauvages.

Il a partagé avec nous certaines des multiples façons qui sont utilisées :

Les fleurs sauvages sont au cœur de la biodiversité. Elles attirent les insectes et les pollinisateurs; les insectes attirent les petits mammifères; les petits mammifères attirent les prédateurs. Elles sont donc à l’origine d’une fabuleuse chaîne alimentaire, et concourent ainsi à promouvoir la biodiversité.

Graham a créé des chemins de fleurs sauvages un peu partout sur ses terres afin de former des corridors destinés à toute la faune. Ces réseaux sont très importants pour la faune, car sans eux elle peut se retrouver isolée. Pensez à ces corridors comme à des routes. Sans routes, vous ne pourriez aller dans votre famille ou chez vos amis. C’est la même chose pour la faune.

La ferme de Graham dispose également de plusieurs corridors de lisières cultivées qui demeurent intouchées. On permet ainsi aux semences dormantes dans le sol de croître. En les additionnant aux corridors de fleurs sauvages, ces lisières constituent un excellent habitat pour nombre d’insectes et de punaises.

D’autre part, des parcelles de terre ont été laissées en friche et des semences ont été plantées dans le but précis de procurer une nourriture vitale aux oiseaux de janvier à mars, quand la nourriture se fait rare. Ces parcelles se trouvent entre-haïes et boisés, de façon à ce qu’elles soient plus facilement accessibles aux oiseaux.

Graham se contente de couper les haies tous les deux ans afin de faciliter la croissance des fruits et des noix. Tout au long de l’année, ces haies constituent de très bonnes sources alimentaires pour les oiseaux. Elles permettent de laisser de vastes parcelles de terre non coupées, assurant ainsi un excellent habitat à la faune locale.